Équivalent BTS français : découvrez les options internationales

Un diplôme de technicien supérieur français ne garantit pas automatiquement l’accès à une poursuite d’études à l’étranger. Certains pays refusent toute équivalence, d’autres imposent des conditions strictes ou des examens complémentaires. Les démarches varient fortement d’un établissement à l’autre, même à l’intérieur d’un même pays.

Des centaines d’étudiants se heurtent chaque année à des délais administratifs imprévus ou à des critères d’admission opaques. Les informations officielles restent parfois incomplètes ou contradictoires, rendant la préparation du dossier complexe et chronophage.

Études à l’étranger après un BTS ou un DUT : panorama des possibilités

Pour les titulaires d’un équivalent BTS français, élargir son horizon universitaire hors de France devient une réalité concrète. Mais la reconnaissance du diplôme dépend du pays ciblé et des règles internes aux universités. Quelques destinations ouvrent leurs portes aux étudiants français, mais ne font aucun cadeau sur la sélection : dossier à bétonner, examens complémentaires à prévoir, parfois une année d’adaptation à ajouter à la liste.

Au Royaume-Uni, certaines universités admettent le brevet de technicien supérieur ou le DUT comme équivalent d’un bac+2. Cela offre la possibilité de rejoindre directement la troisième année du bachelor degree (final year entry). En Allemagne ou en Espagne, la musique change : très souvent, la première année s’impose, faute de diplôme intermédiaire correspondant dans leur système éducatif.

Le Canada adopte une logique propre : chaque université ou cégep examine le dossier individuellement, en s’appuyant sur les notes et la spécialité du candidat. Dans certaines provinces, la transition vers un degree canadien se fait plus facilement pour ceux qui restent dans une filière technique ou professionnelle. Australie, Nouvelle-Zélande : tout dépend du diplôme français, du secteur visé et de la politique de l’établissement.

Voici quelques repères pour mieux préparer son projet :

  • Études supérieures : privilégiez les universités disposant d’accords avec des établissements français.
  • Équivalence diplômes : contactez le service des relations internationales de votre établissement d’origine pour des informations précises.
  • Procédures : prenez de l’avance sur les délais d’admission et rassemblez un dossier solide (traductions certifiées, relevés, descriptifs précis des modules suivis).

La circulation des diplômes français progresse à l’international, mais chaque destination impose ses règles, ses équivalences, ses attentes. Rien ne remplace une analyse attentive et personnalisée de chaque projet.

Quels diplômes internationaux sont accessibles avec un Bac+2 français ?

Après un BTS ou un DUT, plusieurs trajectoires s’offrent aux candidats de l’international. Le niveau Bac+2 permet d’intégrer, selon les pays, des formations de premier cycle universitaire, avec des modalités d’accès variables.

Au Royaume-Uni, le bachelor degree reste le parcours phare. Certaines universités permettent une admission en « final year », soit directement en troisième année, pour les titulaires d’un diplôme national français. Résultat : un bachelor, reconnu par l’État, décroché plus vite. D’autres universités, en revanche, exigent une reprise en deuxième année, faute de correspondance exacte avec la licence bachelor française.

En Irlande, la Dublin Business School et d’autres établissements privés offrent des passerelles spécialement pensées pour les diplômés BTS ou DUT. Au Canada, l’accès à des programmes de licence ou des cursus techniques dépend de l’évaluation du dossier : la continuité dans la spécialité d’origine est souvent un atout pour faire valoir son niveau Bac+2.

Pour y voir plus clair, voici les diplômes accessibles selon les pays et les accords universitaires :

  • Le bachelor (Royaume-Uni, Irlande, Canada)
  • La licence (dans certains cas, via des accords spécifiques)
  • Des programmes professionnalisants de premier cycle (Australie, Nouvelle-Zélande)

Le panel de diplômes reconnus à l’étranger exige vigilance et lecture attentive des conditions d’admission. Les équivalences varient d’un établissement à l’autre, il faut donc étudier chaque opportunité à la loupe.

Zoom sur les pays et établissements qui accueillent les titulaires de BTS ou DUT

Au Canada, la question de l’équivalence des diplômes France-Canada se traite au cas par cas. Universités et collèges techniques analysent chaque candidature selon des critères précis. Un BTS ou un DUT ouvre souvent la porte de la deuxième année d’un bachelor, à condition de présenter un dossier cohérent et solide. Les partenariats entre établissements français et canadiens, notamment à travers le programme France-Canada, rendent parfois l’intégration plus aisée, en particulier au Québec ou dans les provinces francophones.

En Irlande, la Dublin Business School fait figure de référence. Cet établissement privé propose des passerelles dédiées aux étudiants français, qui peuvent ainsi rejoindre un bachelor degree en management, finance ou marketing. Ces parcours sont adaptés à l’expérience acquise, avec des équivalences validées par l’administration irlandaise.

En Australie et en Nouvelle-Zélande, les diplômés de BTS ou de DUT trouvent leur place dans les universités et instituts polytechniques. Les établissements australiens reconnaissent le niveau Bac+2 français pour accéder à des programmes professionnalisants. En Nouvelle-Zélande, tout repose sur une analyse fine du dossier, la spécialisation suivie en France pesant souvent dans la balance.

Les équivalences de diplômes varient selon les accords et la politique d’admission de chaque établissement supérieur. Méthode et anticipation s’imposent pour constituer un dossier solide, car chaque université dispose de son propre service d’évaluation des diplômes étrangers.

Jeune femme avec diplômes dans une rue urbaine multiculturelle

Démarches, équivalences et conseils pratiques pour réussir son projet

S’engager dans un projet d’études à l’étranger après un BTS implique de la rigueur à chaque étape. La reconnaissance des diplômes diffère d’un pays à l’autre. En Australie, Canada ou Irlande, les universités disposent de services spécialisés dans l’évaluation des diplômes étrangers. Il est courant d’exiger un relevé de notes détaillé, accompagné d’une traduction certifiée.

Pour offrir une vue d’ensemble, voici les documents à rassembler en amont :

  • attestation de réussite au BTS ou DUT
  • relevés officiels
  • lettres de recommandation

Consultez sans tarder les sites des établissements ciblés : ils publient les listes d’équivalences de diplômes acceptées et détaillent les conditions d’entrée en bachelor, master ou doctorat.

Les correspondances ne sont jamais automatiques. Le ministère de l’éducation nationale et les centres ENIC-NARIC de chaque pays publient des grilles comparatives et délivrent des attestations de niveau. La demande d’équivalence de diplôme au Canada ou dans d’autres pays implique des délais parfois longs, de plusieurs semaines.

Penchez-vous aussi sur les dispositifs de mobilité : certains accords entre la France et l’étranger simplifient la reconnaissance du diplôme national. Un projet d’études supérieures hors de France ouvre la voie à des licence bachelor degree, voire à un msc master of science, selon la filière et la qualité de votre dossier.

Au bout du parcours, les frontières s’effacent pour qui sait s’y préparer : l’international n’attend que les audacieux capables de naviguer dans la complexité des équivalences et des règles locales.

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